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| Le Pen qualifie « d’inappropriée » la décision d’Israël de snober sa fille
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L'eurodéputé Marine Le Pen et son père Jean-Marie Le Pen, président du Front National
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PARIS/BRUXELLES (EJP)--- Jean-Marie Le Pen, président du Front National, a critiqué le refus d’Israël d’avoir le moindre contact avec sa fille Marine Le Pen pendant une visite prévue de parlementaires européens en Israël.
“Cette décision est inappropriée,” a déclaré le leader d’extrême-droite vendredi.
La décision d’Israël de refuser de recevoir une délégation d’eurodéputés dont Marine Le Pen fait partie a incité le Parlement Européen à Bruxelles à reporter la visite, officiellement « pour des raisons techniques qui pourraient affecter le succès de la mission. »
Une source parlementaire a cependant confirmé que cela était dû au refus d’Israël d’accepter Le Pen.
Il était prévu que la délégation des 16 membres eurodéputés visite Israël et les territoires palestiniens entre le 28 octobre et le 4 novembre.
La délégation devait être reçue par des officiels israéliens, y compris le Premier Ministre Ehud Olmert, le ministre des affaires étrangères Tzipi Livni et le ministre de la défense Amir Peretz.
Un parti raciste et négationniste
Dans une lettre adressée au parlement européen, le ministère des affaires étrangères israélien a insisté sur les « susceptibilités » à propos des contacts avec les représentants des partis d’extrême droite en Europe.
"La délégation comptait un membre important (Marine Le Pen) d’un parti politique qui, malheureusement est à la fois raciste et négationniste. » a dit Mark Regev, porte-parole du ministère des affaires étrangères.
"Pour cette raison et, bien que nous voulions recevoir des délégations du Parlement Européen, nous avons dit que si une telle délégation avec une telle composition viendrait à Israël, elle ne serait pas reçue officiellement," a ajouté Regev.
Des sources israéliennes ont dit qu’elles pourraient difficilement imaginer Marine Le Pen au mémorial de l’Holocauste de Yad Vashem à Jérusalem pendant que son père, dont elle est proche, a fait des déclarations antisémites.
Réagissant à la décision d’Israël, Jean-Marie Le Pen a dit : «Rejeter la délégation est contraire aux traditions diplomatiques et à la plus élémentaire démocratie. De plus, ils (le gouvernement israélien) n’ont même pas expliqué leur décision. »
Il a accusé Patrick Gaubert, député européen UMP, président du mouvement antiraciste Licra, d’avoir « orchestré cette maneuvre”.
“J’ai l’impression qu’il s’agit d’une machination probablement initiée par des membres du Parlement Européen, peut-être par Patrick Gaubert, président de la Licra, qui a probablement quelques relations au sein du gouvernement israélien », a dit Le Pen.
“Mais la décision sera sûrement débattue en Israël. Est-ce qu’un parti politique représentant des millions d’électeurs peut être mis au ban diplomatique ? » a-t-il demandé.
La décision du parlement européen bien accueillie
Le Pen a accueilli la décision du Parlement Européen de reporter le départ de la délégation.
“Le Parlement Européen a réagi avec dignité en rappelant que le pays (Israël) n’était pas en mesure de désigner des membres de la délégation. C’est le rôle du Parlement.”
Jean-Marie Le Pen, 78 ans, qui a provoqué une crise lors des élections présidentielles en France de 2002, en terminant au second tour, a été reconnu coupable et condamné à verser une amende en 1990 pour incitation à la haine raciale et pour avoir déclaré en 1996 que les chambres à gaz utilisées par les Nazis étaient simplement « un point de détail dans l’histoire de la seconde guerre mondiale ».
Marine Le Pen, qui est pressentie comme le plus probable successeur de son père à la tête du parti, a déclaré la semaine dernière que son voyage prévu à Israël, serait une occasion pour « tirer au clair un certain nombre de malentendus. »
Jean-Marie Le Pen, qui est le candidat du Front National pour les prochaines élections présidentielles, pense qu’il rencontrera la socialiste, favorite des sondages, Ségolène Royal, au second tour des élections.
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